Selon un article du journal Le Monde en date du 7 mars 2014, Nicolas Sarkozy serait sur écoute téléphonique depuis plusieurs mois dans le cadre d’une enquête sur le financement de sa campagne en 2007.

A ce titre, de nombreuses conversations téléphoniques entre Nicolas Sarkozy et son avocat ont été interceptées et retranscrites par les enquêteurs.

Tous les avocats se sont insurgés contre ces écoutes, et pour cause, le secret professionnel entre l’avocat et son client est une garantie fondamentale des libertés individuelles !

Le Code de procédure pénale protège d’ailleurs les avocats en ce sens et prévoit que :

- « à peine de nullité ne peuvent être transcrites les correspondances avec un avocat relevant de l’exercice des droits de la défense » (article 100-5 du code de procédure pénale) ;

- « aucune interception ne peut avoir lieu sur une ligne dépendant du cabinet d’un avocat ou de son domicile sans que le bâtonnier en soit informé par le juge d’instruction » (article 100-7 du Code de procédure pénale).

Il est incontestable qu’un avocat soupçonné d’avoir commis un délit puisse être mis sur écoute. Cependant, il est contraire aux principes essentiels des droits de la défense qu’un avocat fasse l’objet d’écoutes téléphoniques en raison des soupçons pesant sur son client.

Le bâtonnier, Monsieur Pierre Olivier Sur, a rappelé que « le secret professionnel est absolu. Il n’est pas destiné à protéger l’avocat mais à permettre au client de se confier librement à celui qui est chargé de défendre ses intérêts ».

L’ensemble de la profession continuera à se battre pour que chaque client puisse parler librement à son avocat par téléphone sans que ses conversations puissent être utilisées dans le cadre d’une procédure judiciaire.